Prague

Prague; en tchèque Praha est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque. Elle est à la fois l’une des quatorze régions de la République tchèque et la capitale de la région administrative de Bohême-Centrale et de la région historique de Bohême. Elle est traversée par la Vltava (Moldau en allemand).

Prague est située en plein cœur de l’Europe centrale. Elle fut par le passé capitale du Royaume de Bohême, du Saint-Empire romain germanique et de la Tchécoslovaquie (ČSR, ČSSR et enfin ČSFR). La ville aux mille tours et mille clochers (qui est encore la caractéristique architecturale de la ville) a miraculeusement échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale et offre une architecture mêlant les styles préroman, roman, gothique, baroque, rococo, Art nouveau et cubiste. En 1968, le Printemps de Prague et l’écrasement du « Socialisme à visage humain » par les troupes de l’URSS et du pacte de Varsovie ont profondément marqué les Praguois et inspiré la culture des années 1960-1980. Depuis 1992, le centre ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO.

Camping Praha Klánovice - Prague

Malá Strana, le « Petit Côté »

Malá Strana (« Petit Côté » en tchèque) est un splendide quartier baroque, entièrement reconstruit au début du XVIIe siècle à la suite de grands incendies. Situé sur une pente qui monte vers le château royal et impérial, c’est le quartier de la grande noblesse impériale (Lobkowicz, Sternberg, Thun…) qui a fait bâtir de merveilleux hôtels particuliers après la bataille de la Montagne Blanche, dans un style baroque typique du début du XVIIe siècle. Ceux-ci ont été acquis pour la plupart par des ambassades étrangères8. Mala Strana possède aussi de très nombreuses églises baroques9 dans un style éclatant : l’église de l’enfant Jésus, connue dans le monde entier, en raison de sa « poupée » qui représente le Sauveur, l’église Saint Thomas, et l’église Saint Nicolas, due à la dynastie Dientzenhofer.

Véritable clou de la visite de Prague, le pont Charles relie Staré Město, la Vieille Ville bourgeoise, au Malá Strana de l’aristocratie et au quartier du Château. Il a longtemps été l’ouvrage civil gothique le plus important d’Europe.

Hradčany, le quartier du Château

Ce mot, difficile à prononcer (hradtchani) désigne le quartier du château de Prague (Hradschin en allemand). Situé sur la rive gauche de la Vltava, il domine la ville basse par la structure complexe du château impérial des Habsbourg et celui des rois de Bohême, ainsi que le clocher de la cathédrale Saint Guy. Ce quartier est composé d’innombrables palais de grands seigneurs, de couvents, de monastères, de maisons datant de la renaissance, de parcs et de jardins.

La Vieille-Ville (Staré Město)

La Vieille-Ville est un des quartiers les plus attachants de Prague, caractéristique de son amoncellement harmonieux de tous les styles architecturaux de l’Europe. Son clou est la vieille place (Staroměstské náměstí), son hôtel de ville, l’horloge astronomique de Prague, ses multiples maisons à thèmes hermétiques10, ses palais baroques et néo-baroques, et la fameuse maison cubiste À la Vierge Noire.

Camping Praha Klánovice - Prague
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Le ghetto de Prague (appelé depuis sa rénovation à la fin du XIXe siècle, « Josefov ») est situé en bordure de la Vltava et de la vieille ville. Longtemps il fut clôturé du fait de l’interdiction faite aux Juifs de s’établir dans d’autres quartiers de la ville. Le nom actuel « Josefov » a été donné en l’honneur de l’empereur Joseph II, le frère de Marie-Antoinette, souverain des lumières, qui a contribué à accorder des droits civiques aux Juifs de Bohême. Ce quartier a connu ses âges sombres et ses âges d’or. Pendant le temps de croisades, de nombreuses exactions y ont lieu, mais à la fin du XVIe siècle, le quartier Juif de Prague reçoit des droits d’auto-administration, comme l’atteste l’Hôtel de Ville en style baroque. Le quartier Juif représente alors 30 % de la population de la ville tout entière ou, pour être précis, des « villes de Prague » puisque la fusion des municipalités que sont alors Staré Město, Nové Město, Malá Strana et Hradčany n’a lieu qu’en 1784, ce qui en fait la communauté ashkénaze la plus importante et la seconde communauté juive d’Europe après celle de Thessalonique.

Entre 1597 et 1609, le Maharal de Prague, Juda Loew ben Bezalel est rabbin de cette florissante communauté. Il est, aujourd’hui encore, considéré comme l’un des plus grands docteurs de la loi de Moïse. Il est enterré dans le pittoresque cimetière juif ; sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage. Au prétexte de « collaboration avec les armées prussiennes » de Frédéric II de Prusse, les Juifs de Prague sont expulsés en 1745 par leur souveraine, Marie-Thérèse, puis autorisés à revenir en 1748 alors que les hostilités de la guerre de Succession d’Autriche ont pris fin. Les portes du ghetto (autant protectrices que ségrégationnistes) sont abattues en 1848, moment où, dans un cadre intégrationniste, les Juifs de Prague perdent leurs privilèges d’autonomie. Le ghetto, à l’exception de quelques monuments-phares, est intégralement détruit à la fin du XIXe siècle : la municipalité met en place un plan d’assainissement du quartier de Josefov, rasé et reconstruit selon des critères hygiénistes avec rues larges, tout-à-l’égout, gaz, etc. La plupart des Juifs de Prague avaient alors commencé à s’installer en dehors du ghetto dès les réformes de l’empereur Joseph.

Camping Praha Klánovice - Prague
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Dès lors, bordé par des avenues chics, comme l’avenue de Paris, ce quartier voit construire parmi les immeubles les plus élégants en style art nouveau de Prague. Cet autre âge d’or, s’achève de façon tragique à partir de l’entrée des nazis à Prague en 1939. Avec un cynisme propre aux nazis, le quartier est transformé en un musée des Juifs d’Europe, avec le rassemblement dans ses nombreuses synagogues d’objets de culte et de liturgie juives. La quasi-totalité de la communauté juive de Prague et de Bohême aura été liquidée entre temps dans le camp de Terezin11. Après la guerre, le régime communiste s’achemine peu à peu vers la création d’un musée juif national qui gère actuellement l’ensemble des synagogues et lieux de mémoires juives de ce quartier12.